La Part des anges, le nouvel opus du britannique Ken Loach, à l’affiche dès le 16 novembre. Une comédie sociale sur la réalité chaotique d’une jeunesse paumée où le whisky coule à flot et où le spectateur rit beaucoup. Une bouffée d’oxygène nécessaire. Grand prix du Jury au festival de Cannes 2012.

(article en version bilingue)

La primera vez que leí el título de la última película de Ken Loach, pensé que era un título bastante romántico. Conociendo la filmografía del cineasta esto me resultó curioso ya que su cine se caracteriza por mostrarnos la parte más dura de la sociedad, y por ello se le considera el heredero del realismo social británico. Volviendo a este título y repasando los de otras películas de Ken Loach me di cuenta de que en muchos de ellos había cierto lirismo, Miradas y sonrisas, Pan y rosas, Felices dieciséis…  En la primera parte de la película descubriremos qué es « la parte de los ángeles » y la relación que esta tiene con la vida del protagonista. El inicio del film es duro y en el se nos presenta al protagonista, Robbie, un joven con problemas con la ley y a punto de ser padre, sin futuro y con unas responsabilidades paternas que quiere asumir. Pero de forma gradual la película pierde su tono dramático y éste es sustituido por un tono alegre y de comedia. Lo que el tandem formado por Loach y su guionista Paul Laverty nos presenta es una obra optimista. Algo que sin duda se agradece en estos momentos en los que estamos permanentemente rodeados de malas noticias.

 

Robbie (Paul Brannigan)

La parte de los ángeles nos cuenta las oportunidades que la vida nos ofrece y cómo éstas pueden hacer que nuestra vida cambie. También nos habla de la madurez, Robbie es padre, y esta responsabilidad actúa como motor de cambio, no desea para su hijo la vida que él ha tenido. Robbie pide una segunda oportunidad y el mundo se la concede. Al parecer a veces estas cosas pasan y, prueba de ello, es el mismo actor que encarna a Robbie. Paul Brannigan es un nuevo actor con una historia digna de un guión de película: padres heroinómanos, expulsado de la escuela, pasado delictivo y que luce una cicatriz en la mejilla fruto de una pela a cuchillo con su propio hermano. Paul Brannigan tiene un don para la interpretación. Un don que le ha dado una segunda oportunidad, al igual que Robbie, con un talento como degustador de Whisky que le brinda ese cambio de vida que desea. Se ha de destacar que Robbie ante la oportunidad no se queda inactivo, idea un plan arriesgado con la esperanza de conseguir una vida diferente para su hijo. Hay que destacar también la figura de Harry (John Henshaw) el educador asignado a Robbie. Harry es una pieza esencial en el destino de Robbie, él es capaz de ver que hay algo en él que le diferencia del resto de sus colegas. Esto hace que se convierta en un mentor e incluso en un padre para Robbie. Siempre vale la pena ir a ver una película  firmada por Ken Loach y Paul Laverty. Si bien no es una de sus mejores, La parte de los ángeles es una opción muy recomendable, una historia optimista que nos deja con una agradable sensación, algo necesario en los tiempos que corren.

 © Lidia Barreiro, vivreabarcelone, noviembre 2012.  

La parte de los ángeles (Angel’s share), una película de Ken Loach, con  Paul Brannigan, Siobhan Reilly y John Henshaw. Gran Premio del Jurado Cannes 2012, premio del público Europeo en el Festival de San Sebastián 2012.

La Part des anges, la comédie sociale de Ken Loach

Quand j’ai lu le titre du nouveau film de Ken Loach, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un titre plutôt romantique. Habituée de sa filmographie, j’ai trouvé cela étrange et en total décalage avec son cinéma qui se caractérise par des histoires montrant la part la plus dure de notre société. Le réalisateur est reconnu comme étant l’héritier du réalisme social britannique. Mais en me remémorant des films comme Regards et sourires, Bread and roses ou Sweet sixteen, je me suis rendue compte qu’on y trouvait aussi beaucoup de lyrisme. Dans la première partie de La Part des anges, nous découvrons quelle est cette fameuse « part des anges » empruntée au lyrisme et la relation que ses personnages entretiennent avec elle.

Le début du film est sombre, il raconte Robbie, héros du film, un jeune en démêlées avec la loi et sur le point d’être père. Un garçon sans futur mais avec une responsabilité paternelle qu’il tient à assumer. Au fur et à mesure, le film délaisse sa part dramatique pour rejoindre la comédie. Le tandem formé par Ken Loach et Paul Laverty, son scénariste, nous propose un film truffé d’optimisme, ce qui n’est pas pour déplaire en ces temps chaotiques alimentés de mauvaises nouvelles. La Part des anges est un film sur les opportunités que nous offre la vie et comment celles-ci peuvent la modifier. Le film raconte aussi la maturité. Robbie est père et cette responsabilité agit comme un moteur pour changer sa vie. Il ne veut pas que son fils vive la même réalité que lui.

Robbie demande une autre opportunité au monde, elle lui est offerte. Ces choses-là arrivent dans la vraie vie et c’est un peu le parcours de l’acteur qui incarne Robbie. Paul Brannigan est un comédien au passé digne d’un scénario : parents héroïnomanes, expulsion du milieu scolaire, multiples délits et une cicatrice visible sur la joue, résultat d’une bataille au couteau avec son propre frère. Cet acteur possède un don pour l’interprétation qui lui a ouvert la porte de la deuxième chance tout comme son personnage se découvre un talent de dégustateur de whisky qui le mène vers ce changement de vie tant convoité. Car il faut souligner que Robbie ne s’avoue pas vaincu face aux difficultés et trouve un plan risqué dans l’espoir d’offrir une vie meilleure à son fils. À noter aussi le personnage de Harry (John Henshaw), l’éducateur de Robbie. Harry joue un rôle essentiel dans le destin de Robbie car c’est lui qui s’aperçoit des capacités de son « protégé » pour prétendre à une vie meilleure. Harry se révèle alors une sorte de mentor, de père pour Robbie. Voir un film de Ken Loach est toujours un plaisir et si La Part des anges n’est pas le meilleur de sa filmographie, il est de ces films optimistes qui rendent heureux et donc nécessaire aujourd’hui.

(traduction : Corinne Bernard)

La Part des anges, un film de Ken Loach, avec Paul Brannigan, Siobhan Reilly, John Henshaw. En salles en Espagne le 16 novembre 2012. Grand prix du Jury festival de Cannes 2012, Prix du Public européen festival de Saint-Sébastien 2012.