La compagnie low-cost irlandaise est en pourparlers avec Aena pour opérer depuis l’aéroport del Prat. Un événement qui pourraità bouleverser le paysage aérien vers la France… età à l’offre tarifaire.

Ryanair pourrait d’ici quelques mois voir ses avions se poser à  Barcelone El Prat.
Les discussions sont en cours avec Aena, autorité qui gère l’aéroport.

à© Dominique Chidaine / vivreabarcelone.com

Après Gérone, Reus, Lleida il y a peu, Ken O’Toole porte désormais son regard malicieux vers les pistes del Prat pour poser ses avions badgés de la célèbre harpe irlandaise. Le patron de Ryanair a officiellement demandé des slots (autorisations de créneaux horaires) à  Aena à pour, espère-t-il, opérer dans les mois qui viennent depuis la cité condale. Cet évènement pourrait modifier grandement la donne en matière d’offre tarifaire, notamment si Ryanair affrète des avions vers Beauvais.à Actuellement, effectuer le trajet vers Gérone puis rallier Beauvais à  Paris relève d’une expédition, même si les prix sont attractifs. Si Aena donne son feu vert, les passagers en partance pourà la capitale française et leà nord de l’Ile-de-France ainsi que la Normandie,à se retrouveraient donc avantagés. Mais le très convoité axe Catalogne / Ile-de-France pourrait également être bouleversé par ce nouveau-venu, avec comme grands gagnants les passagers et leur porte-monnaie. Car nul doute que les autres compagnies devraient elles aussi revoir leurs tarifs à  la baisse, sous peine de voir une évasion massive des voyageurs vers la turbulente Ryanair.

Une nouvelleà vie pour le T2 ?

Quelques sujets non traités restent cependant au centre des discussions. Pour conserver des coà»ts minimum, Ryanair souhaite négocier une baisse des taxes d’aéroport. Demande a priori compliquée, devant les investissements colossaux effectués par Barcelone ces dernières années, ainsi que des comptes lourdement déficitaires.à à Mais de nouveaux passagers, c’est bon à  prendre… Toujours dans une optique d’optimisation des coà»ts, les Irlandais aimeraient également pourvoir embarquer leurs passagers à  pied. Cette question pourrait rester envisageable au niveau du Terminal 2, désormais coquille vide depuis le transfert des principales compagnies vers le nouveau T1, à  l’exception d’EasyJet. Transformer le T2 en terminal low cost pourrait donc redonner un second souffle au bâtiment. Ken O’Toole lui,à reste optimiste et déjà  visionnaire : il vise les trois millions de passagers transportés depuis El Prat dès laà deuxième année d’exploitation.à Sa compagnieà talonnerait alors Spanair (3,6 millions) et Vueling (4,9 millions).

à 

à 

à 

à