La 42e édition du Festival international du film fantas-tique, Sitges 09, a démarré hier avec une explosion de films et d’invités prestigieux… Avec toute l’équipe de [Rec]à²,à  mais aussi Malcolm Mc Dowell et Walter Hill pour la remise du prix d’Honneur lors du gala d’ouverture. Nous avons croisé aussi la géniale actrice de Pulp Fiction et Mi vida sin mi, Amanda Plummer...


Pour démarrer en fanfare, la projection du nouveau Takashi Miike, Yatterman... Une explosion de couleur dans le monde du manga. Inspiré d’une série japonaise des années 70, les Yatterman et Yattergirl, sont des super-héros au grand coeur qui auront à  lutter contre la méchante troupe de la belle et féroce Doronjo (un brin cat-woman, un brin pulpeuse comme une héroà¯ne hollywood 50’s version japonaise…). Le réalisateur du sado-maso Audition et de Ichi, the Killer, nous embarque dans une épopée visuelle digne des meilleurs mangas. Mais, passé la surprise de ces héros colorés évoluant dans un monde pop et rose-fluo o๠les jouets s’animent… le soufflet retombe vite. Un peu déçus quand même…

Lors du gala d’inauguration, hier soir, à  l’Auditori, la grande salle du festival, toute l’équipe, acteurs, réalisateurs et producteurs, était là  pour présenter le terrible Rec 2. Rec 2La suite de ce film complètement horrifique qui avait déjà  terrorisé quantité de spectateurs il y a deux ans. Un immeuble de l’Eixample, quartier réputé de Barcelone, est en quarantaine en raison d’une épidémie qui rend fous tous ses habitants, aussi féroces que des chiens enragés… Attention! âmes sensibles… Si l’opus 1 de ce chef d’oeuvre espagnol était horrifique, celui-ci nous a causé des frayeurs dignes de celles provoquées par L’Exorciste. Car, pour cette deuxième livraison,à  il s’agit bien de démons, mais nous n’en dirons pas plus ici sur la surprise dévoilée dès les vingt premières minutes du film. Soyez prêt à  souffrir… Les réalisateurs catalans, Jaume Balaguero et Paco Plaza, réussissent leur pari : faire peur! mettre le spectateur dans tous ses états, notamment grâce à  une caméra subjective (images souvent saccadées, le cameraman étant secoué par les chocs au passage de monstres humains) qui finit par donner la nausée car le propos des réalisateurs n’est autre que celui-là  : nous mettre dans tous nos états. Humains plus très humains, hémoglobines à  tout va, enfants démons… une réussite, un sommet du genre. Et tout ça, dans l’Eixample de Barcelone!

Vous tenons au courant pour la suite des frayeurs de ce Sitges 09…

à© Corinne Bernard, oct. 09.

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