To Rome with love, le nouveau Woody Allen est à l’affiche en Espagne. Une histoire kaléidoscopique qui met en avant la Ville éternelle et une pléiade d’acteurs divins. Du pur Woody Allen où l’on retrouve les ingrédients qui font sa marque de fabrique.

 

Judy Davis et Woody Allen

Tras pasar por Londres, París y Barcelona, el señor Allen coloca sus cámaras en la ciudad eterna. Por el título podemos esperar un homenaje a la ciudad de Roma, y tal vez eso es lo único que encontramos, ya que vemos unas bellas imágenes de la ciudad que te producen ganas de volver a visitarla. Pero Woody Allen quiere dejar claro que estamos en Italia y por eso incluye la ópera, alguna canción popular, la comida y el cine italiano. No sabemos muy bien si se puede hablar de homenaje al gran cine italiano cuando vemos en pantalla un rodaje en las calles romanas con un divo al más puro estilo italiano. Tampoco sabemos si hay un homenaje al neorrealismo en el atuendo que lucen las dos madres italianas (la esposa de Benigni y la futura suegra del personaje interpretado por Woody Allen), vestimenta que nos recuerda a la que lucía la fantástica Anna Magnani… Eso sí, las actrices del señor Allen muestran un menor desaliño.

La película no es más que un conjunto de historias aisladas protagonizadas por actores americanos e italianos, a excepción de nuestra Penélope Cruz, en la que no hay nada que destacar. Sabemos que estamos viendo una película de Woody Allen, hay psiconálisis, hipocondría, pseudo-intelectuales y alguna frase con cierto ingenio, pero no estamos ante el mejor Woody Allen. 

© Lidia Barreiro, sept. 2012, vivreabarcelone.com.

Après Londres, Paris et Barcelone, Woody Allen installe ses caméras dans la Ville éternelle. Le titre à lui seul indique qu’il s’agit d’un hommage à Rome et c’est sans doute la seule chose que l’on observe dans ce nouveau cru du cinéaste américain. Une promenade à travers des images d’Epinal de la ville qui donnent envie de la découvrir, voire d’y retourner. Woody Allen insiste sur ce point, nous sommes à Rome, et montre, comme il se doit, son opéra, quelque chanson populaire, sa gastronomie et son cinéma. Mais peut-on voir un véritable hommage au cinéma italien par l’apparition de clichés comme ce chanteur d’opéra au plus pur style italien ? De même, nous ne pouvons pas parler d’un hommage au néoréalisme de Rossellini en voyant les attributs revêtus par les deux « mamas » italiennes (la femme de Benigni et la future belle-mère du personnage interpreté par Woody Allen), vague référence au style de la sublime Anna Magnani… quand les actrices de Woody Allen, elles, sont plus aprêtées.

Au final le film est un kaléidoscope d’histoires de coeurs portées par des acteurs américains et italiens, à l’exception de Penélope Cruz, fidèle à son jeu… éternel aussi. Nous sommes bien dans un film de Woody Allen avec tous ses ingrédients : psycho-analyse, hypocondrie, pseudo-intellos et dialogues bien sentis… mais pas le meilleur de Woody. Comme un air de film de commande financé par Rome, la belle.

(Corinne Bernard pour la traduction)

A Roma con amor (To Rome with love), de Woody Allen, avec Judy Davis, Roberto Benigni, Alec Baldwin, Woody Allen, Penélope Cruz, Jesse Eisenberg… sortie en salles en Espagne, 21 septembre 2012.