Le titre reprend une partie d’une expression française du XVIIIe siècle, « Laissez faire et laissez passer, le monde va de lui-même », associée à la liberté économique et aux politiques de libre marché. Mais de quel monde parle-t-on ? L’exposition interroge cette idée de neutralité en rappelant, à la suite de Bell Hooks, l’invisibilité du privilège : ce que l’on perçoit comme la norme masque souvent les structures inégalitaires et les mécanismes de contrôle social sur lesquels repose la croissance économique.
Maria Kastillejof, Daniel Cao et Pol Pintó, artistes du Programa de Residències SAC-FiC 2025, présentent le travail réalisé durant leur résidence. Leurs recherches convergent autour de ces mécanismes de contrôle et de privilège qui structurent le monde que l’on est censé « laisser faire, laisser passer ».
Source : agenda culturel de Barcelone (Open Data BCN, CC BY 4.0).